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Reportage "Kathakali" à Cochin India


Le kathakali (കഥകളി, (de katha histoire et kali, jeu, en malayâlam)) est une forme de théâtre dansé originaire de l'État du Kerala dans le Sud de l'Inde1. Il est fixé il y a plus de cinq siècles à partir de formes traditionnelles comme le Krishnanattam et le Kutiyattam. Il est une combinaison spectaculaire de drame, de danse, de musique et de rituel. Les personnages, aux maquillages élaborés et aux costumes raffinés reconstituent des épisodes tirés des épopées hindoues, le Mahâbhârata, le Rāmāyana et de la vie de Krishna. Les formes et les couleurs du maquillage sont toutes codées, selon l'interprétation du personnage représenté sur scène (prince vertueux, personnage démoniaque, sexe, hiérarchie et qualité).

Le travail de l'acteur de kathakali est très exigeant physiquement et il se maîtrise en employant les méthodes de concentration et d'énergie mises en œuvre dans l'entraînement du Kalarippayatt, l'art martial antique du Kerala. Les expressions du visage, les regards et les positions de mains ou mudras constituent une grande partie du jeu des acteurs.

La troupe est composée habituellement de douze acteurs, quatre chanteurs et quatre percussionnistes. Les maquillages, très complexes, sont réalisés à partir de pâtes de riz par des artistes spécialisés et leur élaboration demande plusieurs heures de travail avant la représentation.

Un spectacle de kathakali, initialement éclairé par des lampes à huile, dure généralement de dix heures du soir jusqu'à l'aube. Contrairement aux styles qui l'ont précédé, le kathakali n'est joué que par des hommes. Ceux-ci tiennent aussi les éventuels rôles féminins.

À l'origine, les représentations, données à l'occasion de fêtes solennelles, duraient toute la nuit.

Le Kathakali tire ses origines du Ramanattan et du Krishnanattam, deux danses théâtrales, auxquelles il doit sa technique. Le mot "attam" signifiant jouer un rôle. Ces deux prédécesseurs représentent l'histoire des dieux hindous, Rāma et Krishna. Ignoré dans un premier temps alors que c'était encore du Ramanattam, le kathakali fit de Vettathunadu[Quoi ?] son berceau. Alors qu'à Vettathu Thampuran, Kottayathu Thampuran (ce Kottayam se trouve à Malabar) et beaucoup d'autres artistes dévoués tel Chathu Panicker mettront en place les fondements de ce qu'est le kathakali aujourd'hui. Leurs efforts furent concentrés sur le rituel, les détails classiques et la perfection divine.

Le Kottayathu Thampuran subira quatre grands changements, à savoir : le Kirmeeravadham, le Bakavadham, le Nivathakavacha Kalakeyavadham et le Kalyanasaudandhikam. Ces bouleversements dans le kathakali sont dus aux efforts de Kaplingad Narayanan Nambudiri (1739-1789).

Kaplingad Narayanan Nambudiri est originaire du nord du Kerala, reçoit une éducation basique dans différents domaines de l'art, à Vettathu Kalari. Il est réputé pour son apport au kathakali au travers de ses talents d'acteur, batteur et chanteur. Plus tard il s'embarque pour la Travancore2. Dans la capitale, Thiruvananthapuram, et dans de nombreux autres centres de formation, sa démarche réformatrice fit l'objet d'un vif intérêt.

Le kathakali partage encore beaucoup de similarités avec le Krishnanattam, le Koodiyattam. 1 et l’Ashtapadiyyattam. 2. Il est également constitué de divers éléments issus de formes d'arts traditionnels et rituels tel que le Mudiyettu, le Thiyyattu, le Theyyam et le Padayani, ainsi que le Porattunatakam, un art folklorique. Parallèlement, l'art martial du Kalarippayatt influença le langage du corps du kathalaki. L'utilisation du malayalam, le dialecte local. 3, permit à la littérature kathalaki de se faire entendre par un public plus vaste.

Tous le texte vient de Wikipédia pour plus de détails : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kathakali


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© 2020 JEROME JOUVE

 DIRECTEUR ARTISTIQUE Photographe Vidéaste

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